Donna Douglas - Nightingale, tome 1: Les filles du Nightingale

Londres, 1936. Trois jeunes femmes complètement différentes deviennent apprenties infirmières dans un grand hôpital.

Dora a décidé de quitter sa misérable maison bondée de la classe ouvrière pour une meilleure vie, mais également pour échapper à son détestable beau-père. Possède-t-elle ce qu’il faut pour suivre les autres filles mieux éduquées ? Helen est la plus calme des trois, une jeune femme qui évite toute sorte d’amusement. Dans l’ombre de sa toute puissante mère, administratrice de l’hôpital et de la vie de sa fille, arrivera-t-elle à trouver sa propre voie ? Millie, Lady Camilla, est une aristocrate rebelle, dont l’attitude insouciante lui vaudra de se heurter encore et encore à l’infirmière en chef, la terrifiante Sister Hyde. Retournera-t-elle à la vie luxueuse pour laquelle elle est née ou gardera-t-elle courage pour continuer sa carrière ?

 

 

 

 

Mon avis: 

 

Les filles du Nightingale est le genre de roman qui donne envie d'être lu mais qui, pour une raison mystérieuse, attend très longtemps. Pourtant, sur le papier, il a tout pour plaire: une histoire qui se place dans une période intéressante puisqu'elle précède la Seconde Guerre Mondiale et voit donc l’émergence de changements alors annonciateurs du conflit, les femmes qui commencent à s'émanciper, les avancées sur les plans de la technologie, de la médecine, ... Et je dois admettre qu'il remplit à merveille ce que l'on attend de lui, à savoir, passer un bon moment. Pour ma part, le moment a duré deux semaines ! Non pas en raison d'une mauvaise histoire, mais d'un nouveau rythme à trouver suite à ma reprise du travail. Quoi qu'il en soit, Les filles du Nightingale fut une lecture sympathique mais pas transcendante. 

 

Nos héroïnes doivent chacune prouver leur motivation dans ce difficile cursus qu'est celui qu'elle entame pour devenir infirmière. Entre la pauvre issue d'un quartier sensible, la richissime bourgeoise qui veut s'émanciper, et la renfermée mais appliquée jeune fille qui vit sous la coupole de sa mère, chaque lectrice peut trouver son pendant puisque nous avons là trois personnalités riches mais opposées. Des personnalités que nous allons voir évoluer au fil des mois (et des pages), des personnalités auxquelles on s'attache (ou pas). Je n'ai pas eu une sympathie marquée pour l'une, pas d'antipathie pour l'autre, elles étaient toutes sur le même pied d'égalité car je trouve que l'auteure a su maîtriser ce qui aurait pu agacer. Elle n'est pas tombée dans l’extrême et a su mettre en avant le côté humain quand cela était nécessaire. Parfois, Millie était attendrissante, parfois non, et la balance penchait à nouveau vers le tendre. Ainsi, aucune n'était rageante tout le long du livre. 

 

Le contexte est très intéressant car, pour ma part, je ne connais pas du tout cet aspect du métier à cette époque (mes seules connaissances, je les dois à Downton Abbey ou encore Pearl Harbor). Donna Douglas n'a pas plombé les pages avec une trop grande précision. J'ai apprécié qu'elle ne narre que le strict minimum sans que cela ne soit trop vulgarisé. En intégrant les actes des jeunes filles avec cette subtilité, elle met en avant le fait que la médecine est, pour son roman, l'égal d'un personnage et non une activité pratiquée parce qu'il le faut et pour laquelle on aurait le droit à une série de descriptions soporifiques. Sa narration ne fait pas scolaire, elle fournit les détails nécessaires et pas plus. Elle a su rendre ce métier agréable malgré les difficultés. 

 

Le roman, malgré sa longueur, se lit aisément en raison d'une histoire captivante et d'une plume assez fluide. On est immergés dans le milieu fréquenté par Millie, Dora et Helen, tout comme dans leurs propres vies. On est emballés avec leurs émotions, passant de la joie à la colère. 

 

Cependant, malgré ces aspects positifs, je sais que je ne lirai pas la suite. Pourquoi ? A dire vrai, je pense que cette histoire manque de peps et tend à être un brin trop linéaire. Certes, nous avons des rebondissements, mais rien de surprenant, on les attend ces rebondissements. Si bien que la surprise est en demi teinte et laisse un peu de marbre. Il n'empêche, je remercie les Editions Charleston pour leur confiance renouvelée. Une lecture qui n'est pas un coup de cœur mais qui reste un roman agréable. Tout n'est pas parfait en ce monde ! 

 

Note: 15/20

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Commentaires: 2
  • #1

    Fantasybooksaddict (jeudi, 15 février 2018 14:22)

    Je suis plutôt tentée !

  • #2

    Les Mots de Gwen (lundi, 19 février 2018 14:20)

    J'espère qu'il te plaira si tu te lances!